vendredi 29 avril 2016

ジンタらムータ with リクルマイ - 平和に生きる権利

[ Pour écouter, cliquer sur la flèche ]

«LUÍS INÁCIO (300 PICARETAS)» (LUIZ INÁCIO L’A DIT, LUIZ INÁCIO A PRÉVENU / CE SONT TROIS CENTS PICARETAS AVEC DES TITRES DE DOCTEUR.)   INTERPRÉTÉE PAR LES «OS PARALAMAS DO SUCESSO». CHANSON ÉCRITE ET COMPOSÉ PAR HERBERT VIANNA, AVEC LA PARTICIPATION SPÉCIALE DE JAIRO CLIFF, DE LA BANDE DE REGGAE LORD MARACANÃ.
LICENCE YOUTUBE STANDARD  
DURÉE : 00:03:18 

LIKKLE MAI CHANTE VICTOR JARA AU FUJIROCK 2013


LIKKLE MAI


La bande Jinta-La-Mvta est composé de membres de Cicala Mvta, la fanfare japonaise jouant une musique populaire des rues. Ils s'inspirent de musiques locales mais aussi du monde (ici le Chili avec Victor Jara), avec Likkle Mai au chant. Enregistrement de 2013 dans le Fuji Rock Festival est le plus important festival de musique rock du Japon.

El derecho de vivir en paz, c'est le sixième album d'étude de l'auteur et interprète chilien Víctor Jara comme soliste, édité originellement en avril 1971 par le label discographique DICAP.

samedi 19 décembre 2015

6ÈME FICA: LE DOCUMENTAIRE «VICTOR JARA N°2547 » PROJETÉ À ALGER

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]


HÉCTOR HERRERA S'EST EXILÉ EN FRANCE EN 1976.  PHOTO STEPHANE BARBIER

Se retrouvant face au corps du chanteur chilien Víctor Jara, membre du Parti communiste, emprisonné et torturé à mort, Héctor a refusé de voir le corps disparaître comme les autres en prenant le risque de l’enterrer légalement.

Tourné en grande partie dans le Musée de la mémoire des droits de l’Homme au Chili, le documentaire s’indigne sur le sort des opposants du régime dictatorial de Pinochet, dont certains se sont réfugiés (politiquement) en France et en Algérie.

Le détachement sentimental de l’auteure, dont le père est un réfugié politique chilien installé en France, donne au documentaire une dimension universelle.

La réalisatrice a expliqué lors du débat à l’issue de la projection, que l’idée de réaliser ce documentaire est motivée par le souci  de  transmettre la mémoire des réfugiés chiliens.

Née en France en 1975, Elvira Diaz travaille sur la mémoire des réfugiés chiliens. Son premier film Y volveré sorti en 2013 à l’occasion du 40ème anniversaire du coup d’État de 1973.

Le 6ème FICA prend fin ce samedi lors d’une cérémonie de remise des prix aux lauréats de cette édition mettant en compétition 16 documentaires et longs métrage de fiction projetés à la Salle El Mouggar.

vendredi 24 avril 2015

LE ROSSIGNOL ET LE TORTIONNAIRE, VICTOR JARA

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]



La justice américaine poursuit enfin l’un des assassins de Victor Jara, l’emblématique chanteur chilien, auteur du coup qui lui sera fatal en 1973.
Le chant du Rossignol ne s’est jamais tu. Du fond des vestiaires du Stade Chili de Santiago, Victor Jara rédige pourtant son ultime chanson. Les vers inachevés ne sont que douleur : « Nous sommes cinq mille ici (...) Qui souffrent la faim, le froid, la panique, la douleur / La pression morale, la terreur et la folie (...) Chant, tu résonnes si mal quand je dois chanter l’épouvante », parvient-il à rédiger sur un maigre bout de papier. Depuis le 11 septembre 1973, les rapaces du général Pinochet enserrent de leurs griffes la nation andine.

Le président Salvador Allende, artisan des mille jours de l’unité populaire, s’est donné la mort. Les démocrates, les progressistes, ceux-là même que les militaires qualifient de « subversifs », sont traqués jusque dans les moindres recoins du pays. Il ne doit rien subsister de l’espoir de la gauche, né trois ans plus tôt chez les femmes et les hommes des villes, des mines et des campagnes dont Victor Jara a narré, avec dignité, la grandeur.

L’égérie de la chanson populaire et engagée a été arrêté au lendemain du putsch alors qu’il participait à une assemblée générale au sein de l’université technique de l’État. Le communiste, compagnon de route du prix Nobel de littérature Pablo Neruda, est alors parqué dans l’emblématique enceinte sportive transformée en camp de concentration à ciel ouvert. Les gradés le reconnaissent. Ils vont faire de lui un bouc-émissaire, le symbole à abattre. Il est roué de coups. On lui écrase les mains, lui dont les doigts caressaient comme un amant heureux les cordes de sa fidèle guitare. On l’isole. Pour l’exemple.

Une quarantaine d’impacts sur le corps frêle de Victor Jara

Combien de balles faut-il pour achever un homme ? Une seule, paraît l’évidence. On retrouvera une quarantaine d’impacts sur le corps frêle de Victor Jara. Le coup de grâce, le 15 septembre, fut un tir dans sa nuque alors qu’il se trouvait à terre. Quarante ans plus tard, toute la lumière n’a pas été encore faite sur cet épisode tragique. Certes, les premiers procès de certains de ses bourreaux ont commencé à lever le voile. Mais dans ce Chili garrotté par le déni, où les jeunes générations réclament la dérogation de la Constitution héritée de Pinochet, personne ne se glorifie de la paternité de l’assassinat du troubadour chilien devenu une icône mondiale. On attend néanmoins que parle enfin celui qui l’a abattu comme on achève un chien. Un juge américain a donné suite aux interpellations des cours chiliennes, en poursuivant Pedro Barrientos, ex-colonel de l’armée chilienne, réfugié en 1989 aux États-Unis. Pays aux mains ensanglantées par les basses œuvres de la CIA qui a soigné de ses conseils les ignominies des généraux félons et de leurs sbires. En 1973, le Pedro Barrientos en question prêtait service au sein du régiment Tejas Verdes placé sous le commandement de Manuel Contreras, emblématique chef par la suite de la Dina, la sinistre police politique chargée d’exterminer les opposants à la dictature. Il est désormais poursuivi pour torture et assassinat sur plainte de la veuve du chanteur, la danseuse Joan, et de sa fille Amanda. L’homme nie tout devant la caméra du programme En la Mira de Chilevision. La justice chilienne, fébrile et timide, a pourtant émis un ordre d’arrêt international depuis trois ans. Barrientos déclare n’avoir jamais mis les pieds, à l’époque des faits, dans le stade national désormais baptisé Victor-Jara. Pis, ose-t-il, il « ne connaît pas Victor Jara ». Le barde, nommé ambassadeur culturel en 1971 par l’exécutif d’Allende du temps des réformes de justice sociale et de progrès, a pourtant déjà une réputation planétaire. L’auteur est un incontournable défenseur de l’ouvrier avec son Te recuerdo Amanda, pourfendeur de la bourgeoisie vivant dans Las casitas del barrio alto ou des poltrons incapables de choisir leur camp avec Ni chicha ni limona. Ses odes aux luttes estudiantines chiliennes et latino-américaines ou encore paysannes avec Movil oil special et Plegaria a un labrador sont des hymnes encore ancrés dans les mémoires du continent. Personne ne peut ignorer qui est Victor Jara tant il a incarné le Chili qui a lutté et qui a vibré. Pedro Barrientos devra parler. Il devra parler de « Cette morgue pleine de cadavres en pièces. Victor Jara est un de ces cadavres en pièces. Mon Dieu ! C’est comme tuer un Rossignol », avait dénoncé durant ces jours sombres Pablo Neruda. Dans ce Chili, 
encore pétri d’impunité, où les près de 40 000 torturés et 4 000 morts ainsi que disparus attendent toujours justice et réparation, la vérité doit résonner. Comme la conscience de Victor Jara dont les chants et la mélodie parlent encore.

Robert Guédiguian, cinéaste. le rédacteur en chef d’un jour 
Plus qu’une joie, un encouragement 
Victor Jara est le nom que portait ma cellule du Parti communiste de l’Estaque… Quelle joie ce serait de voir ses assassins condamnés, même aussi longtemps après le crime. Plus qu’une joie, un encouragement à poursuivre nos combats, la preuve que les lendemains, même très lointains, existent.

vendredi 17 avril 2015

« EL APARECIDO »

[ Pour écouter, cliquer sur la flèche ]

 
«EL APARECIDO» DE VICTOR JARA, DANS LE QUATRIÈME DISQUE 45 TOURS SINGLE «EL APARECIDO / SOLO»,  AVEC LE COMPOSITEUR SERGIO ORTEGA ET SON ORCHESTRE. MARS 1967 CHEZ ODÉON.
DURÉE : 00:03:53



HUSCH-A-BYE (PETER YARROW - PAUL STOCKEY)

 
«VICTOR JARA, HUSCH A BYE  »  DE PETER YARROW  ET PAUL STOCKEY DANS CANCIONES FOLKLORICAS DE AMERICA,  (VÍCTOR JARA + QUILAPAYUN), 1967 
DURÉE : 00:03:53

UN ASSASSIN DE VICTOR JARA SERA JUGÉ AUX ETATS-UNIS



Avant de le tuer, on lui écrasa les doigts à coups de crosse. «Joue de la guitare maintenant », lui ont lancé ses bourreaux.

PEDRO PABLO BARRIENTOS NUÑEZ
L'ASSASSIN PRESUMÉ DE VICTOR JARA
L’enquête judiciaire a révélé que Victor Jara fut torturé de «façon permanente» avant d’être abattu d’une rafale de mitraillette, le 14 septembre. L’autopsie a montré plus de 44 impacts de balle. Avant de le tuer, on lui écrasa les doigts à coups de crosse. « Joue de la guitare maintenant », lui ont lancé ses bourreaux.

À Santiago, une dizaine d’autres militaires ont été inculpés pour l’homicide du musicien, artiste engagé et membre du Parti communiste. Parmi eux, le capitaine Marcelo Moreno Brito, l'un des plus redoutables agents de la DINA, la police secrète de Pinochet.




[ Pour écouter, cliquer sur la flèche ]

 
«EL APARECIDO» DE VICTOR JARA, 
DANS LE QUATRIÈME DISQUE 45 TOURS SINGLE 
«EL APARECIDO / SOLO»,  AVEC LE COMPOSITEUR 
SERGIO ORTEGA ET SON ORCHESTRE. MARS 1967 CHEZ ODÉON.


DURÉE : 00:03:53





Cadavre dans un terrain vague

L’ex-capitaine Barrientos Nuñez avait fait l’objet d’une demande d’extradition. Mais la justice américaine a décidé de le juger sur son territoire après avoir reçu une demande de la veuve du chanteur, Joan, et de sa fille, Amanda.

Son cadavre fut retrouvé dans un terrain vague, près d'une voie ferrée, par des habitants du quartier du cimetière métropolitain de Santiago. Victor Jara fut identifié par sa compagne, puis enterré, lors d'une cérémonie clandestine et rapide.

Il a fallu attendre le 5 décembre 2009 pour que le musicien ait enfin des obsèques officielles. Pendant sept heures, sous un soleil de plomb, le cortège funèbre, recouvert d’œillets rouges, avait traversé le centre de Santiago, accompagné par des milliers de personnes. Le stade de Santiago porte aujourd’hui le nom de Victor Jara.